Présentation de
l'Œuvre Jean-Joseph Allemand
et des IRIS

 

Note sur l'Œuvre

La vie du fondateur

 

 

 

Note sur l’Œuvre Jean-Joseph Allemand :


L’Œuvre de la jeunesse a été fondée à Marseille en 1799 par l’Abbé Jean-Joseph Allemand, âgé alors de 27 ans. Après avoir occupé successivement plusieurs immeubles de la ville, Monsieur Allemand installa son Œuvre, en 1820, dans les locaux actuels de la rue Saint-Savournin, où elle fonctionne toujours. Il la dirigea pendant 37 ans, jusqu’à sa mort survenue en 1836.

Ses successeurs ont créé depuis plusieurs filiales, à Marseille ou dans le Diocèse.

Une seule, fondée en 1912, continue à accueillir des jeunes : Les Iris, dans le quartier Saint-Giniez.

L’objectif (projet éducatif) :

Chers parents, en matière d’éducation votre responsabilité est première. L’Œuvre ne désire pas se substituer à vous. Elle offre une collaboration par des moyens qui lui sont propres, les jeunes y trouvant une communauté de vie qui se veut dynamique et généreuse.

Appelée dès les origines à faire œuvre d’Église, elle n’a pas d’autre but que d’aider les jeunes qui la fréquentent à découvrir le sens d’une vie fondée sur l’Évangile et orientée vers le service des autres.
Pour atteindre ces objectifs, que fait-on à l’Œuvre ?
Son fondateur disait déjà :

« Ici, on joue et on prie ».

Cette formule est toujours d’actualité.

Ici on joue :

Oui, c’est bien dans le jeu que l’enfant et l’adolescent trouvent une occasion privilégiée de développer leurs aptitudes et de découvrir la vie d’équipe.

Les activités de plein air, jeux divers, sports d’équipe, piscine en été, week-ends, camps fixes ou itinérants, sont autant d’occasions particulièrement favorables d’épanouissement physique et de découverte des richesses d’une vie communautaire saine, préalable indispensable d’une foi vécue.

On trouve également aux Iris des possibilités de détente par des activités d’intérieur telles que bibliothèque, ping-pong, baby-foot, travaux manuels, jeux sur ordinateur…

Ici on prie :

Prolongeant l’action de la famille, Les Iris offrent aux enfants la possibilité de vivre leur foi dans un cadre plus large et de nature différente.

Invités à se tenir à l’écoute des autres, ils découvrent qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.
Dans ce climat de générosité et aussi de dialogue et de respect des autres, les jeunes pourront s’enraciner dans la foi et cheminer vers une véritable découverte de Jésus Christ.

Parvenus à l’âge aîné, la plupart seront naturellement portés à prendre un engagement, soit aux Iris, soit au dehors.

Cette attitude foncièrement chrétienne a besoin d’être nourrie de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Les enfants sont invités à participer à la messe du dimanche à l’Œuvre où la célébration convient à leur âge et où ils sont heureux de se retrouver ensemble pour prier. Cette messe du dimanche est bien entendu ouverte à tous les parents qui désireraient se joindre à nous.

D’autre part, la fréquentation des Iris sous-entend que la famille prend au sérieux la nécessité de l’instruction religieuse. Cela peut se faire soit à l’école si l’enfant est scolarisé dans l’enseignement privé, soit en paroisse. Permettez-nous d’insister fortement sur ce point qui nous paraît capital tant pour l’enfant que pour la bonne marche des Iris

Les devoirs des parents :

À présent mieux informés de ce que nous proposons à votre enfant, vous comprendrez, chers parents, que son inscription chez nous ne peut avoir de sens que s’il participe largement à la vie de son groupe et des Iris. Les Iris ne sont ni une garderie ni un terrain de football ni une piscine…

En début et en fin d’année scolaire, les animateurs vous inviteront à une rencontres parents-animateurs qui permettront une meilleure connaissance mutuelle et, nous l’espérons, de fructueux échanges. Nous ne saurions trop insister sur l’intérêt de telles rencontres et sur la nécessité d’y participer, même au prix d’une gêne ou d’un effort…

Nous nous permettons également d’insister sur la présence aux Iris de votre enfant et sur le rôle que vous avez à jouer dans son assiduité. En particulier, certaines réunions ou activités sont signalées comme importantes pour la vie du groupe ou des Iris. Nous comptons alors sur vous pour, bien évidemment, ne pas contrarier cette présence et, si besoin est, la favoriser.

Cette note est forcément succincte.
Vous savez que quand il le faudra vous pourrez toujours nous rencontrer pour parler ensemble de votre enfant et de son comportement . Il nous paraît en effet essentiel que s’établisse entre les familles et les Iris une étroite collaboration pour le plus grand profit de votre enfant car c’est bien de lui qu’il s’agit et de son avenir.

La vie de Monsieur Allemand

Jean-Joseph Allemand est né le 27 décembre 1772 à Marseille, dans une famille de commerçants de 7 enfants. Les parents de Jean-Joseph étaient des personnes rudes, peu sensibles au caractère doux de leur dernier. Ils n’envisageaient pas de façon optimiste sa volonté de devenir prêtre.

À 13 ans Jean-Joseph entre dans un groupe de jeunes animé par les pères du Bon Pasteur. Il s’y sent bien. Sa vocation s’affirme et il envisage de donner sa vie au service des jeunes.

À 18 ans, en 1790 - on est en pleine révolution - après avoir beaucoup réfléchi, prié et pris conseil, Jean-Joseph annonce à ses parents qu’il veut devenir prêtre. Son père, anticlérical et inquiet car il ne fait pas bon être prêtre à cette époque, est contre cette décision et fait tout pour détourner son fils de cette voie. Il le frappe, l’enferme dans sa chambre… Mais Jean-Joseph tient bon.

Durant 2 années il ne peut qu’attendre car il n’y plus de séminaire ni d’évêque à Marseille. L’ambiance familiale est toujours aussi tendue. Jean-Joseph obtient d’aller habiter chez sa marraine qui est bien disposée à son égard.

À 20 ans il commence sa formation, aidé par 3 prêtres du Bon Pasteur rentrés sur Marseille. L’un d’eux, le père Reimonet, l’accueille chez lui et s’occupe de lui en cachette. Une grande confiance et une forte amitié les unis. Pour vivre, Jean-Joseph donne des leçons.

La révolution se durcit, on exige des prêtres qu’ils jurent de ne plus obéir au Pape. Ceux qui refusent sont mis en prison et envoyés en exil sur le bateau le "Sainte-Elisabeth". L’abbé Reimonet est de ceux-là. Pendant ce temps la famille de Jean-Joseph connaît de grands malheurs ; 3 frères meurent, dont un qui était du côté des révolutionnaires et fut accusé de trahison, le magasin des parents fait faillite…

Le père Reimonet revient clandestinement à Marseille et accueille Jean-Joseph chez lui. Ils aident les gens, célèbrent les sacrements sans que les autorités ne puissent mettre la main sur eux.

En 1797 un évêque peut enfin entrer à Marseille et il ordonne Jean-Joseph le 19 juillet 1798 dans l’anonymat le plus complet. Jean-Joseph à 26 ans.

Il commence son ministère dans le secret et la pauvreté la plus absolue. Il est très apprécié. Avec des temps plus calmes Jean-Joseph décide, malgré l’avis contraire de beaucoup qui l’en croient incapable, d’organiser des activités pour les jeunes. Il commence avec 4 jeunes dans une chambre de bonne : c’est la première "œuvre de jeunesse". Les effectifs croissent et malgré de nouvelles difficultés (fermeture de l’œuvre de 1809 à 1814 durant laquelle les activités continuent clandestinement, organisées par des grands responsables) l’œuvre grandit sous le regard confiant et serein de son fondateur.

En 1820 l’œuvre s’installe dans une grande ferme (l’actuelle maison de la rue Saint-Savournin). Des grands, fidèles depuis le début, s’installent à proximité pour aider au fonctionnement de l’œuvre. Ils continuent de travailler et consacrent leur loisir au service des jeunes.

À la fin de sa vie Jean-Joseph n’a rien prévu pour sa succession. Il fait confiance à Dieu, le répète sans cesse et laisse les messieurs à leurs responsabilités.

Il meurt le 10 avril 1836.